« RESTER ARTISTE » DANS LES ARTS VISUELS ET CONTEMPORAINS, ENTRE CRÉATION ET PRATIQUES PARTICIPATIVES
Tecla Raynaud (CENTRE MAX WEBER, Université Lumière Lyon 2)
© Théâtre de l'Élysée
Conférence
Dans de nombreux discours, les pratiques artistiques participatives constituent un horizon d’espoir démocratique et une voie de réconciliation entre l’art et sa vocation sociale, remettant en cause le génie créateur par la création collective, devenue une nouvelle promesse d’émancipation. Ces pratiques sont plébiscitées par les politiques culturelles, enjoignant les artistes à s’inscrire dans la multiplicité de dispositifs participatifs portés par l’action publique.
Cependant, nombreuses sont les institutions culturelles qui entretiennent des rapports équivoques avec ces pratiques, les laissant bien souvent à leurs seuils, rejetant en elles les pratiques artistiques non-professionnelles. Les artistes se trouvent ainsi pris·es entre cette injonction à la participation émanant des politiques culturelles, le mépris de ces pratiques dans les mondes des arts visuels institutionnalisés, et leurs propres représentations et rapports au travail artistique. Dans ce contexte, ces artistes jouent avec la participation en l’intégrant ou en la maintenant aux frontières de leur pratique. Et en revendiquant l’intérêt de ces pratiques par un discours centré sur l’idée du « rôle social » qu’elles leur confèrent, ces artistes parviennent à concilier différents registres de valeurs, esthétiques, sociales ou politiques, liés à leur travail.
Durée : 45 min
Entrée libre, sans réservation
Durée : 45 min
Entrée libre, sans réservation
Conférence
Dans de nombreux discours, les pratiques artistiques participatives constituent un horizon d’espoir démocratique et une voie de réconciliation entre l’art et sa vocation sociale, remettant en cause le génie créateur par la création collective, devenue une nouvelle promesse d’émancipation. Ces pratiques sont plébiscitées par les politiques culturelles, enjoignant les artistes à s’inscrire dans la multiplicité de dispositifs participatifs portés par l’action publique.
Cependant, nombreuses sont les institutions culturelles qui entretiennent des rapports équivoques avec ces pratiques, les laissant bien souvent à leurs seuils, rejetant en elles les pratiques artistiques non-professionnelles. Les artistes se trouvent ainsi pris·es entre cette injonction à la participation émanant des politiques culturelles, le mépris de ces pratiques dans les mondes des arts visuels institutionnalisés, et leurs propres représentations et rapports au travail artistique. Dans ce contexte, ces artistes jouent avec la participation en l’intégrant ou en la maintenant aux frontières de leur pratique. Et en revendiquant l’intérêt de ces pratiques par un discours centré sur l’idée du « rôle social » qu’elles leur confèrent, ces artistes parviennent à concilier différents registres de valeurs, esthétiques, sociales ou politiques, liés à leur travail.