Chargement Évènements

L’HOMME EST UNE FLEUR

Ruthy Scetbon / Le Quatuor Béla & La compagnie des choses humaines

© Rémi Stach

MISE EN SCÈNE Ruthy Scetbon
IDÉE ORIGINALE Mitch Riley
JEU Mitch Riley et le Quatuor Béla - Frédéric Aurier, Julien Dieudegard (violons), Paul-Julian Quillier (alto), et Luc Dedreuil (violoncelle)
SCÉNOGRAPHIE ET LUMIÈRE Julie-Lola Lanteri
Assistée de Manon Vergotte
COSTUMES Adélie Antonin
AVEC LA MUSIQUE DE György Kurtág

COPRODUCTIONS La MC2 Grenoble ; Théâtre de Vanves ; Le Vivat (Armentières), Théâtre de l’Ouvre Boîte (Aix-en-Provence) ; Le Dôme Théâtre (Albertville) ; Espace Malraux, Scène nationale (Chambéry)
SOUTIENS Groupe Geste(s) ; La Générale ; Le Samovar ; Super Théâtre Collectif ; First Round ICP ; Paris Anim’ Centre Les Halles Le Marais ; Labo Victor Hugo

Tableaux d’une vie pour comédien et quatuor à cordes.

A partir de la musique de György Kurtág – avec ses changements brusques de sentiments ; ses ouvertures soudaines à des visions poétiques ; ses chutes violentes ; ses retours maladroits au banal ; ses blagues et ses jeux musicaux – sont nés un personnage et sa partition gestuelle, stylisés à la manière des grands clowns de la tradition, du cinéma muet, ou encore des personnages beckettiens. Le Quatuor Béla et le comédien Mitch Riley racontent ensemble des moments de l’histoire d’un Homme, raide et maladroit, sur la fine corde de sa vie : l’attente d’un rendez-vous amoureux, le tourment face à la page blanche, le vide écrasant du deuil, et les derniers souvenirs au seuil de la mort. Comme des fragments cueillis sur le chemin d’une vie, la floraison éphémère de moments de solitude.

« Comment raconte-t-on – quand on ne maitrise pas les mots ? »

György Kurtág

L’Homme est une fleur est une rencontre entre l’univers artistique de l’un des compositeurs prééminents de ces soixante-dix dernières années, György Kurtág, et le monde du théâtre physique, de la pantomime burlesque, et du clown. Un grossissement du réel, une poétisation du banal, autour de l’une des grandes souffrances de la condition humaine – la solitude.

La musique de Kurtág s’est naturellement présentée comme notre premier partenaire de jeu, et la pièce s’est révélée comme un quintette entre les quatre musiciens et le comédien sur scène. Nous avons imaginé un personnage très dessiné, pour répondre à la multitude d’expériences et d’histoires que suggère cette musique. Un personnage rythmique, muet, dans une mise en scène colorée, essentialisée, qui permet de le mettre en valeur, lui, ses actions et son monde intérieur, mais aussi et surtout qui engendre une écoute active de cette musique qui offre outre son côté dramatique, un réel potentiel ludique.

Dans les pas de Buster Keaton, de Charlie Chaplin, et de grands clowns de la tradition, nous cherchons une poésie du quotidien où le ressort tragique du corps devient comique, et où la mécanique comique est extrêmement tragique. Ces figures qui ont incarné des personnages, bien que démunis, désespérés, perdus et seuls dans un monde souvent hostile, nous font rire et nous émeuvent aux larmes. C’est un jeu où le geste musical trouve par moments son expression corporelle à travers des éclairs de slapstick et des fulgurances burlesques.

Il y existe aussi un écho à des personnages et des thématiques des œuvres de Samuel Beckett : le passage interminable du temps, et l’attente de quelqu’un ou de quelque chose – la mort ? Une fin ? Kurtág a, par ailleurs, toujours eu une forte affinité pour les œuvres de Beckett (pour qui Keaton et Chaplin étaient justement de profondes influences), et a composé plusieurs pièces autour de ses textes. Une affinité artistique qui a connu une ultime réalisation avec son adaptation de Fin de Partie pour la scène lyrique, dont la première a été donnée en 2018.

Nous souhaitons inscrire L’Homme est une fleur dans cet héritage, un hommage à la rencontre de ces deux lignées – l’une dramatique, l’autre musicale.

13 > 16 fev • 19h30
Durée : 1h10