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L’AFFAIRE FURTIF

D’APRÈS Sylvain Prudhomme / Olivier Maurin / Cie Ostinato

D’APRÈS le roman de Sylvain Prudhomme
MISE EN SCÈNE Olivier Maurin
JEU Clémentine Allain, Arthur Vandepoel
SCÉNOGRAPHIE Andréa Warzee
SON Antoine Richard
COSTUMES Emily Cauwet-Lafont
PHOTOS ET COLLABORATION ARTISTIQUE Jeanne Garraud
PRODUCTION Juli Allard-Schaefer
COPRODUCTIONS Le Bateau Feu - Scène nationale Dunkerque et Le Meta - CDN Poitiers Nouvelle Aquitaine

Un mélange de burlesque et de poésie pour filer dans les mers du sud.

L’Affaire Furtif raconte l’histoire d’un bateau, le Furtif, qui quitte un jour le port de Lisbonne tous feux éteints sans répondre aux injonctions qui lui intiment de s’arrêter. Il échappe également aux poursuites qui s’engagent dans son sillon et il se dirige vers le sud, vers les mers australes. On ne sait rien de plus. Pourquoi cette fuite ? Pourquoi lui demande t-on de ne pas partir ? Et pourquoi cela affole soudainement le monde, qui en même temps se passionne pour cette fuite ? Pourquoi cette curiosité dans le monde entier pour ce bateau qui ressemble dans un premier temps à un bateau fantôme ?

Le monde était sur le qui-vive. Partout on veillait, on anticipait, on prévenait. Il n’était plus un doigt dont le remuement ne fût aussitôt prétexte à alarmes, enquêtes, rapports, expertises, contre-expertises.

Au fil des jours et au gré des évènements qui se succèdent, on découvre finalement qui sont les fugitifs : Une photographe, une musicienne, un botaniste, un sculpteur, une photographe, un architecte, et un aventurier insaisissable qui emmène ce petit monde vers les terres australes, et les dépose un à un sur les îlots d’un archipel.
Puis, le bateau semble avoir disparu définitivement. Et le silence se fait.

L’affaire qui a occupé le monde sombre peu à peu dans l’’oubli comme tout ce qui nous passionne un temps.
Et, dix ans plus tard, l’affaire refait surface au gré de nouvelles péripéties.
On dépêche alors un navire pour aller à la recherche de ces naufragés volontaires. On ne les retrouvera pas, mais on découvre des traces et des fragments d’œuvres d’art, regards de personnes qui ont désiré une autre voie, un autre rapport au temps, à l’espace ; une autre écoute.

Alors y a t-il une morale à cette histoire ? Je ne crois pas. Ces disparitions font bien sûr penser à toutes celles et ceux qu’on appelle les disparus volontaires, ou « les évaporés » au Japon. Ils laissent toujours un mystère derrière eux.
Ont-ils la volonté de disparaître pour recommencer autrement ? Pour autre chose ? Ou pour rien ?
Ils ouvrent en tout cas une possibilité, un désir d’ailleurs, un rêve inassouvi.

31 JANV, 19H30
3 > 4 FÉV, 19H30
7 > 10 FÉV, 19H30
Matinale le 1er FÉV. à 11H
Durée : 1H30