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À LA CARABINE

Pauline Peyrade / Marie Champion / Cie ARGOTI

©Olivier Quéro

TEXTE Pauline Peyrade
MISE EN SCÈNE Marie Champion
JEU Athéna Amara, Aurélien Baré et Charlotte Leonhardt
LUMIÈRE Jasmine Tison & Charlotte Moussié

« Ta violence, je te la rends. »

Une jeune fille d’une douzaine d’années passe un après-midi à la fête foraine. Un ami de son frère, environ 18 ans, vient à sa rencontre. Tous deux passent une partie de l’après-midi, au stand de tir à la carabine puis vont manger une barbe à papa. Dans l’élan de leur rapprochement, le garçon impose une fellation à la jeune fille.
Le temps passe, la violence de l’acte trace son chemin dans le corps de la jeune fille qui grandit et s’arme.
Une dizaine d’années plus tard les rapports sont inversés, la violence est rendue.

/!/ Ce spectacle évoque des violences physiques et sexuelles.

EN SAVOIR +

“Ce n’est pas une réparation. Ce n’est pas une résilience. Parce qu’il y a des points de non-retour, des intolérables. Parce qu’à la violence extrême ne répond pas l’espoir, ni la compassion, ni la compréhension. Parce qu’il y a des choses qu’on ne peut pas sauver, des irréparables. Parce que l’irréparable ne doit pas être un renoncement. Parce qu’on exhorte les soumis·e·s à la non-violence, au silence, à l’humour, à la patience, afin d’éviter que les forces ne se renversent. Parce que les femmes qui usent de la violence deviennent aussitôt des monstres. Parce qu’à la violence répond la violence, implacable, furieuse. Se défendre au point d’être indéfendable, c’est parfois le prix à payer pour ne pas se briser.”

Citation de Pauline Peyrade (l’autrice) à propos de ce texte

C’est pendant sa formation à l’ERACM que Marie Champion s’essaie à la mise en scène avec le texte de Pauline Peyrade À la carabine
Inspirée de faits réels, l’autrice s’appuie sur l’essai Se Défendre d’Elsa Dorlin pour donner corps et armes à une reconstitution intime de la violence d’un abus sexuel. 
Le texte alterne entre l’événement passé, le chemin que trace la violence puis le passage à l’acte au présent. 
Iris Brey dans son essai Le regard féminin démontre la beauté et la force des récits intimes lorsqu’ils sont portés par les personnes concernées. C’est après cette lecture que ce texte est apparu comme une nécessité pour Marie Champion et qu’elle tend à donner une réponse à la question : et si la peur changeait de camp ?

29 NOV > 2 DÉC, 19H30
Durée : 1H10