LE COUPLE HÉTÉROSEXUEL EN IMAGE : UN MOTIF IDÉAL POUR LA PROMOTION ARCHITECTURALE
Loïc Sagnard (LARHRA, Université Lyon 2)
© Théâtre de l'Élysée
Conférence
Tout projet d’architecture bénéficie de représentations (esquisses, plans, élévations, perspectives). Parmi l’ensemble de ces visuels, ceux qu’on appelle les « rendus », généralement produits en image de synthèse, ont pour objectif de préfigurer la construction à venir et de favoriser la projection du public. Soumis lors de concours, publiés sur les réseaux sociaux ou encore exposés sur les panneaux de chantier, ces visuels doivent convaincre de la qualité du projet et séduire les usagers potentiels. Pour ce faire, les créateurs de ces images adoptent une codification visuelle, qui s’appuie sur des représentations sociales jugées valorisantes et perçues, dans un certain imaginaire, comme idéales.
Les rendus sont fréquemment composés d’usagers fictifs, des « grouillots », destinés à favoriser l’identification des récepteurs de l’image. Le couple hétérosexuel est l’un des motifs principaux de ces rendus, nous interrogeant ainsi sur la construction de l’usager idéal et le type de récit diffusé au travers de l’image. Le rendu est ainsi à la croisée d’une double dynamique : il est à la fois producteur et promoteur de normes. La dimension publicitaire de ces images est nourrie par un imaginaire de ce que serait la forme normalisée d’usagers, tout en constituant le véhicule d’une idéalisation du couple hétérosexuel.
La conférence abordera ainsi les raisons qui conduisent à recourir à l’image du couple hétérosexuel dans le rendu architectural, à la fois objet de séduction et modèle impensé, entre motif idéal et forme normalisée.
Durée : 45 min
Entrée libre, sans réservation
Durée : 45 min
Entrée libre, sans réservation
Conférence
Tout projet d’architecture bénéficie de représentations (esquisses, plans, élévations, perspectives). Parmi l’ensemble de ces visuels, ceux qu’on appelle les « rendus », généralement produits en image de synthèse, ont pour objectif de préfigurer la construction à venir et de favoriser la projection du public. Soumis lors de concours, publiés sur les réseaux sociaux ou encore exposés sur les panneaux de chantier, ces visuels doivent convaincre de la qualité du projet et séduire les usagers potentiels. Pour ce faire, les créateurs de ces images adoptent une codification visuelle, qui s’appuie sur des représentations sociales jugées valorisantes et perçues, dans un certain imaginaire, comme idéales.
Les rendus sont fréquemment composés d’usagers fictifs, des « grouillots », destinés à favoriser l’identification des récepteurs de l’image. Le couple hétérosexuel est l’un des motifs principaux de ces rendus, nous interrogeant ainsi sur la construction de l’usager idéal et le type de récit diffusé au travers de l’image. Le rendu est ainsi à la croisée d’une double dynamique : il est à la fois producteur et promoteur de normes. La dimension publicitaire de ces images est nourrie par un imaginaire de ce que serait la forme normalisée d’usagers, tout en constituant le véhicule d’une idéalisation du couple hétérosexuel.
La conférence abordera ainsi les raisons qui conduisent à recourir à l’image du couple hétérosexuel dans le rendu architectural, à la fois objet de séduction et modèle impensé, entre motif idéal et forme normalisée.