Mourir dur

Sade & Pasolini - Luca Fiorello - Cie La Dernière Baleine
23 > 25 novembre • 19h30

texte :

Donatien Alphonse François de Sade et Pier Paolo Pasolini

mise en scène et jeu :

Luca Fiorello, Simon Terrenoire et Simon Tessier

œil extérieur  :

Pierre Maillet

création lumières :

Sybille Cabello

création costumes :

Éloïse Simonis

Projet soutenu par le Théâtre des Lucioles, la Dôze Compagnie et la Compagnie La Dernière Baleine.

«Si tu te laisses faire, il te récompensera bien.»

Comment la société capitaliste et patriarcale s’insère jusqu’au plus profond de nos chairs ?

L’histoire de Madame Duclos commence dans l’église où sa mère travaillait alors. Son récit, ponctué de nombreuses anecdotes sexuelles (attention, ce spectacle comporte des scènes de viol et de pédophilie), raconte comment de l’église elle intégrera un bordel, puis la manière dont elle en deviendra la maquerelle sans foi ni loi.Conservera-t-elle ses principes ou les trahira-t-elle ?

Le Marquis de Sade écrit Les 120 journées de Sodome en prison quelques années avant la révolution française. Pier Paolo Pasolini en fait un film, Salò, sur la société fasciste italienne. Les deux artistes interrogent leurs présents. Sade vivait dans une époque soumise à la monarchie et au clergé. Celle de Pasolini était fasciste. La nôtre est capitaliste.

Ce qu’on lit ou ce que l’on voit et ressent, chez l’un comme chez l’autre, ce sont des corps sensuels, sexuels, des corps violés, mutilés, manipulés par des instances de pouvoir qui s’autoproclament propriétaire de ces corps. C’est en dessinant les corps que les puissants dictent la morale ; c’est en contrôlant les corps qu’ils créent une norme autoritaire et la soumission. La question se pose : comment la société capitaliste et libérale s’insère jusqu’au plus profond de nos chairs ?

WordPress Appliance - Powered by TurnKey Linux