Monsieur Bonhomme Et Les Incendiaires

les 10 et 11 mai à 19h30

Pièce radiophonique de Max Frisch dans la traduction
de Yvette Z’Graggen
Max Frisch est représenté en France par l’Arche, agence théâtrale

mise en scène :

Pierre Desmaret

collaboration artistique :

Arnaud Laurens

avec :

Luc Chambon, Pierre Desmaret, Vanessa Desmaret, Pauline Drach, Ivan Gouillon et Arnaud Laurens

création sonore et musicale :

Arnaud Laurens

scénographie :

Pierre Desmaret et Priscille du Manoir Photographies Bruno Amsellem/Divergence

production :

Social Palace

Le chroniqueur radio, s’adresse aux spectateurs au sujet de pyromanes dont les méfaits font la une des médias. Il présente au public un certain Théodore Bonhomme, coupable, selon lui, de l’incendie qui a détruit une partie de Sotteville, ville imaginaire. Au travers de la vitre stylisée du studio d’enregistrement, un décor apparaît, celui du salon de Bonhomme et de son épouse Babette, puis celui du grenier, où s’entassent peu à peu les bidons des incendiaires, Joe Goulot et Alphonse-Marie Durassier. Bonhomme, voulant dissimuler un conflit avec l’un de ses collaborateurs qu’il a licencié, mettra en œuvre différentes stratégies, obligeant son épouse Babette à agir à sa place, puis à organiser un gentil petit dîner entre amis... Malgré tous les avertissements, ceux du chroniqueur, ceux de Babette, sous le regard ambigu d’Anna, la bonne, Bonhomme s’obstine à vouloir gagner l’amitié des deux lascars ...

 

Un beau matin, un inconnu entre chez toi et, tu ne peux pas faire autrement, tu lui offres un potage et du pain. Car l’injustice qu’il a subi, est indéniable, et tu n’aimerais pas trop qu’il se venge sur toi : car, un jour, cette injustice sera vengée, dit l’homme ! Tu ne peux pas le renvoyer, alors tu lui donnes du potage et du pain, et même, tu lui donnes raison.Tu es d’accord avec lui, car, si tu ne l’étais pas, il te faudrait avouer que, toi-même, tu te sens un peu responsable de cette injustice, ce qui t’amènerait peut-être à avoir peur de lui. Mais...Tu ne veux pas avoir peur...Tu veux la tranquillité et la paix, et basta ! Tu veux avoir l’impression d’être un homme bon et correct, et ainsi... Impossible de ne pas lui offrir aussi un lit (...)

Max Frisch 1948

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