Le tombeau des baigneuses

Pierre Kuentz

Ecriture et mise en scène :

Pierre Kuentz

informatique musicale :

Max Bruckert

réalisatrice son :

Mathilde Billaud

jeu :

Maud Chapoutier, Pauline Huruguen, Charly Marty

composition électroacoustique :

Jean Francois Estager

création lumières :

Adèle Grépinet, Marie Boethas

assistant a la mise en scène :

Raphael Patout

Un jeune homme décide de faire un tombeau pour des baigneuses. Ces baigneuses sont des jeunes filles roms qui se sont noyées, dans l'indifférence des vacanciers, sur la plage de Torregaveta près de Naples pendant l'été 2008. Le jeune homme voit les images à la télévision où les jeunes filles sont gisantes sous des serviettes de bains au milieu du divertissement estival. En isolant un détail on dirait un tableau. Il se dit que ceci est le signe de quelque chose. De quoi, il ne sait pas. Tout est accéléré. Il sent que c’est la fin. Signal de sortie de l’humanisme (par le mauvais côté). Il a l’impression de tout traverser dans un temps ultra resserré : l’histoire d’un art de vivre, le Livre du Courtisan, le Voyage en Italie de Sade. Il pense à Juliette foudroyée. Il est sûr que c’est la fin. Bain de Diane à l’envers. Des adolescentes se baignent entièrement vêtues. Personne ne s’approche trop près. Pas de nudité. Pas de peau. Pas de pas fatal. Pas d’Actéon fautif. Pas d’effroi. Pas de tentation. Risque zéro. Sirènes recouvertes. Pas de taureau blanc pour le rapt de jeune fille et traverser la mer. Les jeunes filles roms ne sont pas Europe ou bien il n’y a plus de taureau blanc... Malaise dans la civilisation? Il se prend pour un taureau. Un tombeau vite ! Il faut inventer une forme. Avec des chansons ? Sans voix ?
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