Je suis une femme actuelle

Cédric Roulliat - Cie de Onze à Trois heures
7 > 15 octobre • 19h30 / relâches • 10 et 11 oct. / matinales • 8 et 14 oct. à 11h

texte et mise en scène  :

Cédric Roulliat

jeu :

Barbara Galtier, Laurent Péju, Hugo Thabaret et Maxime Deutsch

soutien à la mise en scène :

Rita Pradinas

création lumières :

Hélène Quintard

création perruques et maquillage :

Pascal Jehan

aide à la scénographie :

Julien Pilon

production :

Compagnie de Onze à Trois heures

accueil en résidence :

La Fédération – Philippe Delaigue

Avec le soutien de la Ville de Lyon.

 

Vous ne savez pas qui elle est ? Elle non plus.

Je suis une femme actuelle c’est une enquête mémorielle, une expédition spéléolo-mélodique dans les souvenirs d’une femme à qui il manque une ou plusieurs cases : des instants enfouis, des amants enterrés, des dialogues fictifs ou réels – restitués en duplex, en léger différé ou en play-back. Mais pourquoi cette femme, robe rouge et cheveux blonds, qui ne sait pas ce qu’elle fait là, sur ce plateau, avec comme seul acolyte un pianiste – pourquoi cette femme d’un autre siècle, qui joue, danse et chante, ressent-elle un besoin irrésistible de prendre une bonne douche au beau milieu du plateau ? Toute – TOUTE ! – la vérité sera faite au terme d’un karaoké psychanalytique endiablé. La pièce raconte une enquête mémorielle, une expédition spéléologique dans les souvenirs d’une femme frôlant le demi-siècle, à qui il manque une ou plusieurs cases : des instants enfouis, des amants oubliés, des scènes de tournage ou de la vie réelle. A force, comment faire le tri ? Le chemin n’est pas linéaire : mutismes et éclats de voix, bouts d’essais impromptus, cours d’aérobic, tentatives de trouver  le sommeil, digressions, puis digressions au sein des digressions. Sans doute cette actrice souffre-t-elle de troubles de l’attention.

Le projet est d’abord né de l’envie d’essayer, de tenter, de jouer avec des procédés simples ou biscornus, de guetter la surprise et la fantaisie, de laisser sa place à l’imprévu et au loufoque ; bref de placer le désir ludique au sein de la création, pour mieux se rapprocher de ce que peut signifier «jouer la comédie». Il se veut un hommage à l’artifice, à l’écart de côté que permettent la comédie, le chant et le besoin absurde et essentiel de se poster face à un public pour dire les mensonges qui disent la vérité – ou du moins, une vérité.

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