Écrits à vif (4ème édition)

Conservatoire de Lyon - Théâtre
15 - 16 sept. à 19h30

Le rendez-vous du Conservatoire de Lyon-Théâtre avec les auteurs vivants. Mise en lecture et en jeu de deux pièces contemporaines sélectionnées par le Comité de lecture du Conservatoire de Lyon

Cathédrale des cochons de Jean d’Amérique

et Roberto ivre de Marie Birot

direction artistique et pédagogique :

Christian Taponard

jeu :

Yasmine Berthoin, Solène Bonnet, Farès Bounoua, Iris Calipel, Jeanne Demeautis, Lucas Chérubin, Sarah Chaumet, Rémy Fombaron, Olivier Fradin, Victoria Granger, Clémentine Lorain, Charlotte Mégimbir, Jean-Baptiste Morrone, Alexandre Simond

 

Cathédrale des cochons est un appel, un cri dans la nuit de l’oppression, un poème dramatique d’une intensité à couper le souffle. Ce souffle qui anime celui qui parle, le poète empêché, bâillonné, menacé, du fond d’une cellule, quelque part en Haïti et qui porte une parole adressée à l’être aimé, à l’autre bout d’un téléphone invisible. Parole de révolte, de désespoir et de combat… Les murs sont épais qui le séparent du reste du monde, mais il est accompagné par la voix des grands poètes de la résistance et du refus. Le texte est un chant, une rythmique, une musicalité s’imposent, qui sont celles d’un corps privé de liberté, électrisé par le manque et le désir d’agir. Car, même si le contexte haïtien est fortement présent dans le texte, celui-ci a valeur d’universalité, et la voix du poète est aussi celle de tous les prisonniers, partout sur terre, victimes de l’arbitraire et du déni d’humanité.   Marie BIROT, nous offre, avec Roberto ivre, une fable décalée, drôle et insolente sur la différence et l’inversion des valeurs. En effet, Roberto ne boit pas, et dans une famille qui a fait de la consommation d’alcool un credo et un signe extérieur d’intégration, sa sobriété est considérée comme une déchéance et une trahison des valeurs familiales ! En outre, l’autrice aborde de manière joyeuse et intense la question de l’identité et du genre. Roberto est parfois « lui », parfois « elle », et affirme sa singularité dans une famille et un environnement social qui voudraient imposer leurs normes. Mais tous les êtres qui entourent Roberto ou qui croisent sa route sont au bord d’un gouffre qu’ils ne pressentent même pas.  
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