Brûler des voitures

Matt Hartley // Valérie Marinese - L'Apodictique Ensemble - l'école Arts en Scène
31 mars-11 avril 2015

Texte :

Matt Hartley

Traduction :

Séverine Magois

Avec  :

Agniel Anouk, Bianchi Léo, Brodiez Claire, Cauet Audrey, Corpas José, Deneau Camille, Farcy Marion, Feugère Marion, Grimadias Maxime, Herman Magalie, Lanquetin Florent,  Leygonie Margaux, Mazaudier Laurène, Payet Julien,  Robert  Julia et Weber Sébastien

Mise en scène :

Valérie Marinese 

Assistant à la mise en scène :

Rodolphe Doublet 

Création lumière :

Jonathan Brunet

Création son  et régie générale :

Louis Dulac 

Avec la collaboration de :

Fabien Albanese

photo :

Geoffroy Lidvan 

Traduite avec le soutien de la Maison Antoine Vitez, pièce lauréate 2013 des Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre, Brûler des voitures est publiée aux éditions Théâtrales 2013.
Ce texte a reçu l’Aide à la création du CNT.

 

 
Dans le cadre d'un module de création encadré par Valérie Marinese, joué par les élèves de 2ème année en formation professionnelle à l'école de théâtre Arts en Scène
Hier je mettais en scène Sarah Kane, Edward Bond, Mike Kenny. Plus tard : W. Shakespeare Aujourd'hui : Matt Hartley Monter Brûler des voitures avec les 16 élèves en 2ème année à l'école de théâtre Art en Scène à Lyon représente encore une fois une évidence et une nécessité. Une volonté toujours grandissante d'explorer le théâtre anglais contemporain qui me touche et me questionnera éternellement. Matt Hartley possède cette force, cette violence, cet humour décapant qui laissent des traces et des images terribles et folles au fond des yeux. La pièce s'interroge sur notre monstruosité cachée, notre bêtise, notre ignorance et notre...  déshumanité. 16 apprentis comédiens vont prendre à bras le corps, à corps perdu ces rôles en état de crise. Je vais les accompagner comme je l'ai toujours fait : avec passion.  Afin qu'avec chacun je puisse partager ma vision d'un théâtre engagé, collectif.  Afin que je leur transmette et que je cherche avec eux une manière d'interpréter à réinventer indéfiniment. Toujours en rupture, cassant dans les corps et les voix. La PERFORMANCE comme point d'attaque / inévitable / IMPLACABLE.  
Valérie Marinese
 
Brûler des voitures
Matt Hartley force la porte de trois appartements et fait peu à peu monter la pression au sein de trois groupes d'individus : de jeunes parents désemparés ; des amis au retour d'une soirée arrosée et tendue ; un couple cimenté par la passion et la méfiance mutuelle. Ces trois actes, se déroulant en temps réel sur une heure trente, pourraient constituer trois pièces courtes indépendantes, si ce n'était le brio avec lequel l'auteur enchevêtre les divers éléments du puzzle. Car dans ce portrait d'une classe moyenne qui vise la maîtrise de soi et craint le scandale, il introduit un événement grave qui révélera la mesquinerie ordinaire, les compromissions quotidiennes et obligera les protagonistes à se regarder en face et tenter de retrouver leur dignité humaine... ou ce qu'il en reste. Grâce à une langue effilée et efficace, Hartley livre un texte virtuose, véritable boîte à jeu pour les acteurs : ces trois huis clos confirment que l'enfer, c'est bien les autres.  
Matt Hartley
Né en 1980, Matt Hartley a grandi dans les environs de Sheffield, au nord de l'Angleterre. Il a étudié le théâtre à l'université de Hull (diplômé en 2002) puis l'écriture dramatique au Royal Court Theatre de Londres. En 2007, sa pièce 65 Miles se voit décerner le prix Bruntwood, consacré aux jeunes auteurs ; elle est créée en février 2012 par la compagnie Paines Plough. En 2008, The Bee (L'Abeille) est créée au Festival d'Édimbourg où elle se joue à guichets fermés, puis aux états-Unis. Parmi ses autres pièces, citons Sentenced, Punch, Epic, The Pursuit (pièce radiophonique), Trolls, Silver Bullet, Osmose(commande de la Comédie de Valence), Vesuvius, Microcosm et Horizon. Il écrit actuellement pour la Royal Shakespeare Company, le Hampstead Theatre et Limes Pictures (télévision).   Joanne : Je vais le faire. Colin : OK. Joanne : Tu crois que je devrais ? Colin : à toi de voir. Lauren : Comment tu peux ? T'es, t'es, t'es en train de parler de, de, brûler une voiture. Tu parles de, de, de carrément tout oublier. Tout. Tu parles comme, comme, comme si, si t'allais faire tes courses. Comment tu peux être aussi calme ?
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