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Judith

Les Bouchers de la Mer Noire

Metteur en scène : PERRIER Yonnel

Pour moi, la tragédie est la forme la plus élevée de tout art, quel que soit le domaine. Un des aspects du réalisme social est le langage naturaliste tandis que la tragédie exige un langage poétique. Et parce que je suis un poète, je voulais ramener au théâtre un langage poétique. (...)
La tragédie n'a pas de programme politique évident mais, parce qu'elle traite de la douleur humaine et que la douleur humaine est une question cruciale dans la tragédie, elle brise le propos conventionnel de la société. C'est pour cela que j'aime la tragédie. Mais la tragédie aussi doit changer, comme les autres formes. Dans la culture grecque, elle avait pour but de réaffirmer la fonction de la Cité. La tragédie que je veux écrire n'inclut pas de réaffirmer les valeurs morales comme dans la tragédie classique. Dans mes tragédies, les situations posées provoquent l'effondrement des valeurs, et les individus sont libres ou forcés de vivre selon des règles qu'ils ont inventées eux mêmes. Le résultat de tout cela, c'est que le public n'est pas forcé au consensus. L'effet, c'est d'arriver à briser le consensus dans le public, de l'atomiser.

C'est ce que j'appelle le théâtre de la Catastrophe, en réaction au théâtre humaniste dont le but est la réconciliation. Je ne suis pas un humaniste. Ce qui, pour moi, rend le théâtre très important, c'est que c'est un lieu très spécial, fermé, comme un laboratoire. C'est un lieu pour la spéculation, l'imagination, l'invention, pas un lieu pour la reproduction …

Howard Barker


Distribution :

texte : Howard Barker

traduction : Jean – Michel Déprats

Direction : Yonnel Perrier

Mise en scène, costumes, scénographie & jeu :
Caroline Gonin, Alice Robert, Yonnel Perrier

Lumières : Ludovic Bouaud

Administration : Annabel Fay

Un grand merci à Scaramouche, le Centre Culturel Théo Argence,
L'Echappé, L'Ensatt, Romain Laval.