Image Isma ou ce qui s

Isma ou ce qui s'appelle rien

Perceval

Metteur en scène : HEITZ Pierre

C’est l’histoire d’un couple qui a des amis qu’ils aiment beaucoup, les Dubuit, et c’est bien. Mais ils vivent un drame avec ces Dubuit, ils n’arrivent pas à les aimer continuellement, leur amour vient et va, ils se mettent à les dénigrer sans trop savoir pourquoi dès qu’ils s’en éloignent et ils se sentent alors moins bien. Pour aller mieux, ils essaient d’abord de chasser ce phénomène par quelques pratiques mais sans y parvenir. Ce changement est toujours là. Alors, ils se demandent s’ils ne pourraient pas plutôt les haïr ces Dubuit, et continuellement, plutôt que de les aimer, comme ça ce serait plus facile et puis ce serait réglé, ils resteraient dans le même état. Mais ils ne trouvent aucune bonne raison de les haïr, seulement peut-être un détail qui ne représente rien, mais vraiment rien. Simplement ils trouvent que les Dubuit insistent un peu sur le “ma” quand ils prononcent les mots en isme comme capitalisme ce qui donne capital“isma”.
Ils se demandent donc s’ils ne pourraient pas haïr ces Dubuit continuellement pour ça, pour isma, pour rien, mais vraiment ce qui s’appelle rien. Ainsi, comme ça, il n’y aurait plus de changement et on serait bien, continuellement bien.
D’accord, mais comme tout bon scientifique, il faut vérifier ça sur plusieurs personnes. Invitons donc quelques amis, pour le réveillon par exemple, n’invitons pas les Dubuit nos amis que nous aimons mais pas continuellement, et voyons s’il est possible de les haïr continuellement tous ensemble, ou pas.
?“La résistance à l’amour. Grâce à n’importe quel motif : résister à aimer l’autre. Voilà un objet de jeu avec lequel il m’intéresse de jouer. Notre goût inné pour le dénigrement opposé au difficile choix de l’amour. Oui, je dois dire que ça m’excite de provoquer en moi cette tension entre ces deux pôles, de la mettre à l’extérieur pour jouer avec. C’est ce que je demande aux acteurs, et de faire cela avec humour, légèreté, swing, et précision s’il vous plaît. Et à huit à la fois encore, rien qu’avec de courtes répliques, et l’éventuelle participation du public, et sans se marcher sur les pieds, comme des gens ordinaires durant un apéritif.”
Pierre Heitz


Distribution :

texte : Nathalie Sarraute
mise en scène : Pierre Heitz

avec : Sabine Destailleur, Jennifer Testard, Caroline Garnier,
Clémence Schreiber, Bernard Gerland, Jacques Pabst,
Pierre-Yves Robles, Philippe Séclé

lumière : Hervé Martel

administration et diffusion : Bureau de Production Exces Terra
Sebastien Duenas et François Clamart
Stagiaire Communication, Diffusion, Administration :
Louisa Kathleen Degommier

production : compagnie Perceval