Image Regards de femmes : Beyrouth Sepia / Hoda

Regards de femmes : Beyrouth Sepia / Hoda

Festival Sens Interdits

Metteur en scène : EL ANSARY Chirine KHODR Chrystèle

Étrange et superbe fenêtre sur le théâtre d’urgence, le théâtre de nécessité

Chrystèle Khodr
Chirine El Ansary
Festival Sens Interdits

29 et 30 octobre

En septembre 2012, le Théâtre Monnot et le Théâtre Shams ont la très bonne idée de réunir à Beyrouth de jeunes troupes méditerranéennes, afin de découvrir, le temps d’un festival, ce que le théâtre venu de Tunisie, de Lybie, de Palestine, de Syrie, d’Iran, et d’Égypte a retenu des Printemps arabes. Minassa est né.

Étrange et superbe fenêtre sur le théâtre d’urgence, le théâtre de nécessité qu’imposent à ces gens l’espoir des révolutions, la chute des tyrans et l’omniprésence de la guerre, de la peur.

Mais c’est là aussi que s’entendent ces voix féminines qui, du Liban à l’Égypte, nous disent avec poésie, dignité et obstination la nostalgie des temps de paix, l’observation sans concession du quotidien, et l’espoir du meilleur.

Nous avons pris la liberté de vous présenter dans une seule soirée deux spectacles nés séparément mais si complémentaires.

À Beyrouth et au Caire, laissez-vous guider.



BEIRUT SEPIA

Texte, mise en scène et jeu Chrystèle Khodr

Spectacle en arabe, surtitré en français

Beyrouth est une ville morte. Mais ses habitants sont toujours vivants. Ils voient leur ville se métamorphoser sous leurs yeux impuissants. Chrystèle Khodr a choisi de parler d’eux. De femmes qui ont tout perdu ou presque pendant la guerre ou l’après-guerre, de petites histoires de beyrouthins. Pour que la mémoire des disparus, des mutilés, des maisons brûlées ne s’évapore pas avec la poussière de la reconstruction et les bruits de bulldozers.



HODA « Jour et nuit »

Texte et mise en conte Chirine El Ansary

Conte en arabe et en français

Après deux mois passés au Caire et des échanges ardents et denses avec les gens de son quartier de Wast El Balad, Chirine El Ansary a eu l’envie de travailler sur l’année de l’après-révolution, telle qu’elle est perçue par les passants et les habitants d’une seule et même rue. Les fantasmes qu’elle suscite, les remises en questions, les déceptions et les colères, mis en parallèle avec la manière dont « l’exilé » perçoit quant à lui les tourments et les rêves de ses compatriotes…


Distribution :

de Chrystèle Khodr, Chirine El Ansary

dans le cadre de Sens Interdits, Festival International de Théâtre



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